JEUNESSE TALKING BLUES
FAUVE Lyrics


Blues partout, blues tout le temps
Nécropole blues, monde moderne blues
Pantin, virage, ravin, dérapage blues
Passage à l'âge adulte, prends toi un peu en main
Démolition des fantasmes, premières grosses claques
Blessures nouvelles blues
Blues partout, blues tout le temps
Réveil blues, jour sans fin blues
Levé en retard au bout de 5 sonneries
Paupières collés au ciment blues
Douche trop longue
Café brûlant avalé trop vite
Bouche en papier de verre, estomac vide, mois de janvier
Froid sibérien, singe en hiver blues
Blues partout, blues tout le temps
Labyrinthe blues, piège à rats blues
Veuillez patienter pour régulation du trafic blues
Pubs de merdes débilisantes, agressives et putassières
Pardon de vous importuner
Volare, cantare
Voyageur sous les roues blues
Blues partout, blues tout le temps
Clodo blues, tous les 7 mètres
Qu'est ce que je peux faire, semi-violence
Lâcheté, impuissance blues
Sans papiers qui claquent leur non-paie au PMU
Prostituées, toxicos égarés
Rom cabossés, pétition blue, barbarie blues

Blues partout, blues tout le temps
Soirée chez un pote de pote de pote
Se regarder en chiens de faïence
Concurrence blues, phrasé laconique
Statuts facebook télégraphiques très cools
Peur de faire tâche, tenir longtemps avec les filles
Performance blues, guerre moderne blues
Blues partout, blues tout le temps
Séduction blues, mal à l'aise, pas serein
Je sais pas quoi faire
Protocole à au con blues
Physique ingrat, peau capricieuse
Mais besoin de bras quand même
Tu prendras la dernière personne qui reste en fin de soirée
Infirmière blues
Blues partout, blues tout le temps
Alcool blues, alcool mauvais blues
Mais si je gère, je gère plus rien
Glissement de terrain blues
Poches trouées, cartes bloquées
Dépassement d'autorisation de découvert
Demande à tes parents, crédit, loyers d'enculés
Mange de la merde blues
Blues partout, blues tout le temps
Solitude blues, bars, taxis, bus de nuit
Rentre à pied, seule, cassos blues
Galeries éteintes, carrefours déserts
Rues dégueulasses, boulevards vides et silencieux
Ambiance post-apocalyptique, béton blues

Blues partout, blues tout le temps
Épuisement blues, somnifère blues
Tout le monde anesthésié, lessivé
Tout le monde tabassé blues
Résignation, bombes à retardement
Cris silencieux, appels à l'aide qui foirent
Mental en papier, cœur en cristal blues
Blues partout, blues tout le temps
Cachetons blues, ordonnances blues
Hôpital, couloirs, blouses blanches, néons blafards blues,
Post-adolescent à genoux
Gens fragiles ou abîmés qu'on voudrait pouvoir aider
Et puis ceux qui gagnent, qui se reprogramment, rémission blues
Blues partout, blues tout le temps
Échange de regards blues
Je crois que cette fois c'est la bonne, renaissance blues
On me dit qu'elle ne veut pas de moi, mais je m'en cogne
Être un homme, faire le type, rien laisser paraître
Allez vous faire foutre, elle est différente, elle comprendra,
Cœur de platine blues
Blues partout, blues tout le temps
Frères d'armes, sœurs d'armes, cohésion blues
Au bout de la jetée, face au vent
Sur les chemins de forêt, sur le parvis des églises
Sur le pont des bateaux, et même la tête sous l'eau
Dans les joies, dans les peines
Toujours en cercle serré, toujours debout
Espoir blues

Lyrics © Sony/ATV Music Publishing LLC
Written by: NICOLAS DARDILLAC, PIERRE CABANETTES, QUENTIN POSTEL, SIMON MARTELLOZO, STEPHANE MURAIRE

Lyrics Licensed & Provided by LyricFind
To comment on specific lyrics, highlight them
Genre not found
Artist not found
Album not found
Song not found
Most interesting comments from YouTube:

Carglass Répare

@Elise Rouvière Je me permets de te répondre afin de partager mon expérience.

J'ai la rage, la rage d'une flamme fatiguée.
Au fond de moi, elle oscille avec la météo de notre société. Ses hauts et ses bas me péter un câble.
J'ai la rage mais je ne sais par où commencer. J'en ai marre, je voudrais que le temps s'arrête, que tout s'arrête.
Bientôt 20 ans aujourd'hui et la face du monde change sans vraiment changer. J'ai fait le film de la vie et de la mienne, gamin, plein de fois dans ma tête.

Naître, aller à l'école puis travailler pour vivre ou juste vivre et ne faire que travailler ? Partir une fois ou deux dans l'année ? Partir où et pourquoi ? On échappera jamais à la réalité. Vieillir, seul ou même dans un ehpad ? C'est quoi l'objectif de cette vie de merde ?

Je suis en plein brouillard, en plein blizzard, alors à quoi bon continuer ? Tout est fade, ennuyeux et sans saveurs. Et si rien n'a d'importance, autant les envoyer chier.
Je voudrais crier, ça ne vous fait rien de laisser le bateau couler !? Bah non, ils sont sourds à la partition qui est jouée.
Si plus personne n'en a rien n'a foutre, je prendrai le radeau et les bouées.

Bilan de ce qu'il me reste ? Des souvenirs, des choses pas encore vécues, de l'amour dans une boite de conserve.
Nique sa mère le blizzard.



Elise Rouvière

Une fois de plus j'observe le monde, du haut de mes 18 ans cette fois.
Tout le monde répète tout le temps que les choses s'arrangent avec le temps, que l'adolescence ne dure pas éternellement, qu'un jour on ira mieux comme par magie; comme si les questions allaient disparaître de nos crânes alors qu'elles l'avaient creusé et façonné depuis des années déjà. Et pourtant bêtement on y croit, parce qu'on ne veut pas affronter la réalité de nos vies.
Mais la vérité c'est que je n'ai pas changé. Déménager ne m'a pas fait aller mieux, voyager ne m'a pas révélé à moi-même, quitter mon copain ne m'a pas aidée à me donner plus de temps, perdre du poids ne m'a pas rendue plus heureuse de ce que je suis, coucher sans lendemain ne m'a pas faite sentir plus libre...
J'aimerais en être étonnée, mais la vérité c'est que je le savais déjà.
Tout le monde le sait.
C'est pas les cachetons, les nuits sans lendemain, l'argent, les voyages, l'amour ou quoi qui nous réparera parce qu'on est irréparables, la vérité c'est que certains cœurs sont brisés si tôt qu'ils n'ont jamais appris à se réparer.
Alors on continue parce que ce monde nous gave de sa positivité toxique, cette pseudo joie de vivre qui ne sert qu'à cacher notre dégoût commun pour ce que nous sommes, mais au fond tout le monde sait qu'il n'y a plus d'espoir pour nous.
Et on est là, on avance, on bosse, on boit avec nos potes, on couche, on mange, on rit, on mange de la bûche au repas de Noël et on appelle nos parents, mais la nuit quand plus personne n'est là on contemple notre vide, on contemple toutes ces vaines tentatives de remplir notre vide mais ça sert à rien, ce vide est un trou noir, il absorbe tout sur son passage.
Et quand finalement on comprend qu'on est un trou noir, que ni la routine ni l'inconnu ne nous sauverons, que personne ne peut nous réparer et quand même l'alcool ne nous permet plus d'oublier, là c'est la merde parce qu'on peut plus que penser.
On pense à toutes les merdes de nos vies, on se demande comment on a pu autant foirer alors que la télé nous inonde de schémas de vies parfaites,on se dit qu'on doit être foirés ou anormaux, que c'est pas possible, qu'un jour ça passera...
Et c'est comme ça qu'on passe des années à attendre.
À prier.
À se convaincre qu'il y a forcément une solution parce que c'est juste impossible, on pourra pas vivre avec cette haine, cette peur, cette angoisse, ces souvenirs, ces cauchemars, ce dégoût, cette fatigue, ces questions, ces regrets; on peut juste pas garder ça plus longtemps....
Et pourtant on garde tout.
Je regarde mon vide du haut de mes 18ans, ce vide que personne ne pourra combler et qui déborde jusqu'à m'absorber, et je continue d'attendre.
Parce que malgré tout, j'espère qu'un jour un miracle me sauvera de moi-même, de cette fatalité que personne ne choisi.



All comments from YouTube:

Maxime ABC

Ce que j'aime bien chez Fauve, c'est que leurs chansons mélancoliques te font déprimer sur le coup, mais tu te rends compte que si tu t'identifie à leurs chansons à l'atmosphère de spontanéité, de vidage de sac... au final tu as l'impression que c'est toi qui t'es exprimé a travers ces paroles et du coup à la fin de la chanson tu te sens justement comme soulagé, vivant et souriant avec une impression de vouloir rattraper le coche que tu n'a peut être même pas manqué... Tout ça te donne envie de profiter et c'est un ressenti génial :)

Xyph0s Xyph0s

Je.... C'est exactement ça...

LaColombiana Pegada

tellement ça le sentiment que j'ai quand je les écoute

Sabrina Mendes

C'est ce que j'ai ressenti en écoutant la premiere fois blizzard

Maxime ABC

@Mopir to pir bien joué je ne savais pas qu'il existait un terme a ce ressenti !

Fanfan Cochez

Pas mieux

5 More Replies...

Elise Rouvière

Du haut de mes 16 ans j'observe la technopole. Le vacarme permanent, les voitures alignées, les bâtiments vitrés et tous identiques, le ciel mi gris mi bleu, les feuilles mortes perdues entre les brins d'herbe verdoyant. J'observe le monde, assise sur le trottoir où le monde m'observe et je cherche une place pour mon petit cerveau en ébullition. Le lycée, ces ponts, ces bureaux, c'est pas fait pour moi tout ça, mais je suis quand-même piégée là. Je suis piégée entre la dépression, les cachetons, la mutilation, la pendaison et les ponts; piégée entre les pensées, la parano, l'angoisse, les ragots et ma libido juvénile. Je rêve pourtant de partir, d'écrire, photographier, rire et m'envoyer en l'air en haut des collines, je rêve de larmes, de contact, de sourires et de rires francs, de claques qui résonnent, de paroles gravées sous mes paupières et sur mes lèvres, de caresses et de baisers, je rêve de discussions qui durent jusqu'à l'aurore... Je rêve du sorbet nectarine, de courir sans être essoufflée par la pollution, de monter sur des ponts sans rêver d'en tomber, de basses résonant dans nos cœurs et de doigts qui ne seraient pas imprégnés du tabac. Je rêve d'une soirée à la belle étoile, sans alcool et sans joints où l'on rirait d'un rien, juste pour rire, juste parce qu'on est heureux. J'aimerais trouver du sens à ces absences, ne plus tomber dans les vappes dès que j'angoisse, oser mettre des droites et me tenir droite dans mes docs, ne plus avoir peur des murmures mais les chérir au creux de son cou, apprécier la brise nocture dans ma nuque, pouvoir parler et pleurer sans que les convenances ne retiennent mes mots ou mes larmes. Je veux hurler, pleurer, déchirer, caressée, détruire et reconstruire, être seule et entourée, je rêve de métropoles et de plaines fleuries; en somme je rêve d'une vraie vie. Je ne suis encore qu'une enfant et pourtant on me regarde comme un bout de viande fraîche, mon corps n'est plus un médium mais un objet sexuel exposé publiquement, je dois choisir mon futurs mais me taire face aux "adultes", on m'encourage à créer et on bride mes idées.... On me dit de m'ouvrir mais la prohibition sociale restreint mes émotions, on me dit d'ouvrir mon cœur mais pas mes cuisses, d'avoir confiance mais de rester réductrice, de faire attention à ce que je bouffe tout en me gavant de pesticides... Je me perd dans mes combats et regrette l'idée qu'ils resteront inachevés, j'ai peur de moi plus que du monde en fait, mon corps et mon esprit me terrifient alors je reste spectatrice de ma vie, je me contorsionne pour rentrer dans leur moule trop étroit alors que je rêve de le brûler. Je ne veux pas de case, je veux mourir façon penseur kamikaze, accuser comme Zola mais à la moi, mordre rageusement mon oreiller et écouter la musique à fond à 200 sur l'autoroute, de nuit, les cheveux au vent. J'ai veux sentir la vie et laisser une trace de ma veine existence, comme pour m'assurer d'une utilité futile et dérisoire...

Alice Deslandes

J'ai le cœur qui frissonne en lisant tes mots

Adélie Vauthier

Un texte boulversant...il résonne en moi comme un cri du coeur faisant monter des larmes de bonheur. Comme si toute la rancoeur, la nostalgie et le rêve se modélisait en des mots, des phrases. C'est juste... sublime. Sublime, puissant, époustouflant. Alors merci ;)

Silver ZouzProd

Ce commentaire est magnifique, tu tombes sur une bombe puis enfaite non, tu en trouves trois et puis voilà ...

More Comments